On vous espère en grande forme. Pensée pour chacun de vous en cette période dense de fin d'année scolaire. Nous ne sommes plus très loin de la date de retour, on s'envole le 10 juillet pour la France. Presqu'un an qu'on ne s'est pas revus, quelle joie nous aurons de vous retrouver. On est très gâtés par tous vos messages d'amitié et de soutien, vos nouvelles régulières qui nous font tant plaisir. Merci pour tout. On vous aime!
Ayant quitté le Cambodge le 10 mai après de belles retrouvailles avec Romain et Manou (nos amis nantais avec qui nous avions pédalé en Bolivie et en Patagonie), nous attrapons un train à Aranyaprathet côté Thaïlande. On évite ainsi l'agglomération de Bangkok. Nous pédalerons à partir de Prachuab Kiri Khan le long de la côte est : beaucoup moins touristique que l'ouest. et ferons ainsi escale à Koh Tao (détaillé par Joséphine et Solène).
Deux crevaisons et 800 km plus loin, nous rejoignons la Malaisie où nous retrouverons un cousin de Laurent Jean Michel, et son épouse Laure.
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En attendant le ferry pour rejoindre l'embarcadère de Koh Tao |
les locaux portent de grandes bottes pour se protéger des serpents. Avec nos flip flop, on ne fait pas les fiers.
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En attendant la fin de la pluie |
On fait quelques belles rencontres et soirées festives sur la plage, avec les multiples connaissances que fait Cyprien grâce à la pêche. Quelle aisance à établir le lien, ce p'tit bonhomme! C'est comme cela que l'on rencontre Oreo et sa famille avec qui on passe une soirée mémorable au coin du feu, autour d'un joyeux pique nique et de bières fraîches. Oreo parle un très bon anglais. C'est lui qui finit par nous convaincre de passer par le poste frontière de Padang Besar plus à l'ouest. La région au sud de Songkhla est trop incertaine: sous tension avec la communauté musulmane. Pas une semaine sans règlement de compte dans la région. Nous changeons les plans pour retrouver Jean Michel et Laure sur Langkawi à l'ouest, et non plus aux iles Perhentian où nous avions prévu d'aller initialement.
La veille, belle séance de fou rires avec Kamnan et Aranya qui nous accueillent dans leur confortable appartement par une journée de violent orage faisant tomber cocotiers et bananiers sous nos fenêtres : ils sont d'une générosité déconcertante. Rien aux alentours pour le repas du soir, ils nous préparent des tartines, café chocolat chaud, et de quoi préparer les noodles de dépannage que j'ai toujours au fond de ma sacoche.
On discute de la situation politique plus au sud, dans la province de Yala. En langage simplifié ça donne ça : "Yala? " "Oh, Yala : boum boum!"


Chaque journée à pédaler le long de la mer est un vrai bonheur : nos départs matinaux nous réservent de superbes levers de soleil sur le golfe de Thaïlande; on traverse de jolis villages de pêcheurs. les routes que l'on emprunte peu fréquentées.
Et surtout on se régale avec la cuisine thaï. Notre plat préféré ici: le Pad thaï. Mais ce sont surtout les desserts qui méritent l'attention ici : mention spéciale pour le sticky rice mango. Les beignets à la banane, les glaces servies dans une demie-coconut, et les pancakes à la noix de coco valent aussi le détour. Bref vous avez compris, on a aimé la Thaïlande! ![]() |
Feu de bois sur la plage
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On discute de la situation politique plus au sud, dans la province de Yala. En langage simplifié ça donne ça : "Yala? " "Oh, Yala : boum boum!"

Chaque journée à pédaler le long de la mer est un vrai bonheur : nos départs matinaux nous réservent de superbes levers de soleil sur le golfe de Thaïlande; on traverse de jolis villages de pêcheurs. les routes que l'on emprunte peu fréquentées.
Coconut ice cream |
C'est aussi plus riche en paysages et verdure, on traverse des rizières, de cultures d'ananas, d'immenses jungles, de nombreuses familles de singes nous regardent passer.
La nature est superbe en Malaisie - là où on la laisse s'épanouir, tout du moins - :
à vélo depuis le sud thaïlande, on longé sur plusieurs centaines de kilomètres d'innombrables rangées d’Hévéa brasiliensis. On parle beaucoup des palmiers à huile mais très peu de l'arbre à caoutchouc. Pourtant le spectacle est attristant. Un des écosystèmes les plus diversifiés transformé en une monoculture aussi uniforme qu’un champ de blé de la Beauce.
Jeudi 14 juin : après de belles retrouvailles avec JM & Laure, nous quittons Georges Town et la résidence Little India où nous logions, au coeur du quartier indien. Quartier très coloré. Lassi, chapatis dahl, palak paneer : on a l'impression d'avoir voyagé en Inde. d'autant qu'on avait souvent Dr Véro au téléphone (ma soeur en inde) pour les nombreux bobos, prescriptions médicales, antibio pour Cyprien etc..
Cette étape culturelle aura été riche, G.Town est un lieu plein d'histoire, le quartier colonial très bien conservé avec ses villas aux volets à persiennes. Superbe atmosphère. Comme décrit par JM & Laure dans l'article suivant, à Penang Island se côtoient les communautés chinoises, indiennes, et les malais de souche. Temples hindouistes et statues de Krishna et Ganesh sont à 2 pas des temples bouddhistes et mosquées, en passant par St Georges Church et la cathédrale de l'Assomption dans le quartier colonial.
En quittant Penang island |
Cultures d'hévéas à perte de vue. Affligeant. au même titre que les palmiers à huile.![]() |
C'est triste de voir des forêts saccagées. Mais vous voyiez beaucoup de belles choses. C'est génial de voir votre facilité et la facilité des gens de créer du contact. Les enfants doivent aider aussi. Alors est-ce que vous avez appris quelques mots en malais ?
RépondreSupprimerQuel magnifique voyage et quelle aventure ! Le retour se profile je suppose . Comment avez - vous trouvé notre Terre et ses mers? eTES vous aussi alarmistes sur son état de pollution que ce qui en est dit ? Vous avez surement un avis sur la question à présent !
RépondreSupprimerQuel beau périple ça force le respect, très bon retour chez vous avec des étoiles pleins les yeux.
RépondreSupprimerBises
Yannick